Accueil > Actualités > Élections européennes 2014-2019

Élections européennes 2014-2019

Dans un contexte de crise économique et sociale, face à la montée des populismes et devant la tentation du repli national, les élections portent un sens tout particulier. Les Ceméa (Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation actives) et leurs partenaires forment et accompagnent des acteurs et des structures à la mise en vie de projets européens et internationaux. L’UE demeure un espace démocratique porteur de potentialités, qu’il convient de sans cesse réinventer. Cette Europe sociale et solidaire, « unie dans la diversité » et porteuse d’espérances ne pourra se faire sans l’engagement de chacun. Elle reste à construire en alternative à l’Europe libérale qui a oublié souvent l’idée du social et de la solidarité. Lors de ces élections européennes, il s’agira de choisir de quelle façon nous désirons faire face à ces défis. Pour les Ceméa, mouvement d’éducation populaire présent à l’international et dans les Outre-mer, ces enjeux soutiennent des droits fondamentaux « éducation, emploi, santé, culture, loisirs » , qui doivent se traduire de manière concrète à l’échelle européenne.
Pour les Ceméa, l’éducation et la formation s’inscrivent dans une logique d’intérêt général et d’utilité publique : ces services doivent être exclus des logiques marchandes et ne pas obéir qu’à la seule règle de la concurrence.

Pour une politique d’éducation et de formation en cohérence avec les enjeux européens

Les Ceméa sont très attachés aux services publics, notamment liés à l’éducation, la formation des adultes... Ces derniers sont en effet garants pour les citoyens, d’émancipation, de solidarité et de construction d’un lien social qui ne laisse personne au bord de la route. Les Ceméa s’engagent pour faire en sorte que l’éducation et la formation tout au long de la vie deviennent une réalité et que l’ensemble des systèmes d’éducation – formelle et non formelle – soit pris en compte (Stratégie Europe 2020). Les Ceméa, mouvement d’éducation nouvelle développent des pédagogies innovantes et centrées sur l’apprenant, en s’appuyant sur les acquis de l’expérience et sur l’alternance. Au travers de ces démarches, les Ceméa encouragent la validation des apprentissages non formels et formels et la mobilité des apprenants.

  • Au-delà, les Ceméa souhaitent que soient renforcées les coopérations entre acteurs européens de la formation et de l’éducation tout au long de la vie, dans un esprit social et solidaire ; et que se démultiplient les occasions de mobilité à travers un parcours d’apprentissage, encore trop confidentielles (Erasmus+…).
  • Les Ceméa demandent l’abrogation de toutes les directives qui entravent l’existence des services publics ou des actions d’intérêt public, dans les pays de l’Union européenne, notamment dans ce qui relève de la formation et de l’éducation tout au long de la vie.

Pour une politique de respect des droits et devoirs des citoyens ; de société, plus juste et solidaire.

L’environnement d’aujourd’hui est autant local qu’international. L’éducation à la citoyenneté européenne et mondiale, en termes de connaissances, de lecture critique et de décryptage est un enjeu d’actualité et d’avenir. Les Ceméa sont engagés dans cette éducation sous trois formes :

  • L’éducation à l’Europe. Il s’agit de sensibiliser, d’impliquer les jeunes et les acteurs socio-éducatifs dans le projet politique de l’Europe, en favorisant la découverte et les apprentissages de la diversité européenne.
  • L’éducation en Europe. C’est l’intervention dans des combats éducatifs, autour d’enjeux qui concernent spécifiquement l’éducation et la jeunesse, tels que le droit et l’accès à la mobilité pour tous ou la reconnaissance de l’éducation non formelle.
  • L’éducation au monde. Solidarité et citoyenneté internationale s’inscrivent dans la volonté de promouvoir toutes les formes de solidarité entres les groupes, les peuples, les pays, les cultures.
  • Les Ceméa revendiquent que l’éducation à la citoyenneté européenne soit inscrite dans toute action éducative avec des jeunes, dans toute formation professionnelle d’éducateurs et de travailleurs sociaux.
  • Les Ceméa réaffirment la mobilité comme enjeu de droit et se positionnent pour un territoire, lieu de brassage et de mixité, et non un lieu de ségrégations durables.

Pour des politiques Jeunesse fortes

Le soutien à l’autonomie des jeunes est essentiel lorsque l’on s’inscrit dans des politiques plus égalitaires. Le développement de leurs capacités à s’engager pleinement dans l’Europe comme citoyen est un levier pour l’avenir et pour un vivre ensemble sur notre continent. Pour les Ceméa, il s’agit de reconnaître la jeunesse dans une approche globale d’une société en mouvement permanent. Les Ceméa soulignent également ce paradoxe de la France, qui ne reconnaît pas le volontariat de l’animation ; alors que du côté de l’Europe, ce type d’engagement citoyen pour des jeunes leur permettant d’exercer de véritables responsabilités éducatives, est regardé avec beaucoup d’intérêt.

  • Les Ceméa revendiquent que la jeunesse soit au coeur du projet européen dans les dimensions économiques et d’accès à l’emploi, dans les politiques de logement, de santé et de formation.
  • Les Ceméa demandent aux élus européens de renforcer les moyens des organisations collectives de jeunes et leur participation dans les espaces de co-construction des politiques publiques, afin de soutenir l’expression citoyenne des jeunes et leur représentativité dans les processus de décision.
  • Les Ceméa souhaitent que soient renforcées la reconnaissance des compétences sociales et civiques des jeunes et leurs capacités d’engagement, dans le cadre d’une coopération politique de soutien au volontariat européen, notamment à l’animation.

Pour une politique de préservation de la diversité culturelle et la promotion du patrimoine immatériel

L’Union européenne se doit d’investir davantage dans la culture et la création, car celles-ci contribuent de façon significative à la cohésion sociale. Les Ceméa se félicitent donc de l’augmentation du financement du programme Europe Créative (+9%).
Les Ceméa sont engagés dans la préservation de la diversité culturelle à travers la promotion des différentes cultures, de leur langue et de leur patrimoine culturel immatériel (PCI). Ils s’inscrivent dans une pratique agie d’expression culturelle, de soutien à la création européenne (Culture Lab) au travers de leur participation à de nombreux festivals (Avignon, Bourges…). Au-delà, les Ceméa investissent la culture des médias, liés aux enjeux des usages du numérique qui constituent l’un des formidables défis européens : éducation, prévention, expression, citoyenneté, usages critiques, libres et coopératifs, employabilité… (en appui sur l’ONG Enjeux E-médias).

Les CEMEA agissent avec des partenaires institutionnels et associatifs du local à l’international

  • Ils sont impliqués dans deux réseaux internationaux : la FICEMÉA (Fédération Internationale des Ceméa) et EAICY ] (réseau européen de l’éducation non formelle).
  • Ils sont partenaires de l’Office Franco-Allemand pour la Jeunesse (OFAJ), des Agences nationales « Jeunesse en action » et « Europe Éducation Formation France ».
  • Ils sont engagés dans des collectifs, réseaux et plates-formes : Cnajep, CPCA, le collectif Alliance, Solidarité Laïque, Solidar, Euciss-LLL, Forum Civique Européen.
  • Les Ceméa sont reconnus ONG européenne par la Commission européenne, Direction générale Education et Culture, Direction Jeunesse dans le cadre d’une convention trisannuelle 2011- 2013. Reconduction en cours.

Quelques repères Pays, partenaires

  • Une coopération avec 107 ONG et institutions publiques de plus de 65 pays, à travers 3 réseaux européens et Internationaux.
  • Les Ceméa sont membres et animateurs de réseaux et plateformes : Ficeméa, EAICY, Ofaj, Solidar, EUCIS-LLL, CNAJEP, France Volontaire, Solidarité Laïque, et Coordination Sud.
  • 40 partenaires-pays impliqués dans des actions en 2012 : Sri Lanka, Inde, Afrique du Sud, Sénégal, Cote d’Ivoire, Benin, Burkina Faso, Mali, Burundi, Tunisie, Algérie, Maroc, Egypte, Turquie, Bosnie Herzégovine, Roumanie, Bulgarie, Moldavie, Slovaquie, Hongrie, République Tchèque, Pologne, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Russie, Ukraine, Biélorussie, Lettonie, Estonie, Lituanie, Finlande, Irlande, Angleterre, Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Portugal, Palestine. En construction : Suède, Brésil, Chili et Québec.

Des séjours professionnels en Europe
Dans le cadre de la formation professionnelle et continue, avec le dispositif Leonardo. En 2012-2013 :

  • 13 Associations territoriales engagées : Ceméa Aquitaine, Basse-Normandie, Bourgogne, Centre, Franche-Comté, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Midi- Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes et Rhône- Alpes.
  • Plus de 300 animateurs professionnels français et plus de 700 responsables de structures , animateurs et travailleurs sociaux d’un autre pays partenaire européen impliqués dans les équipes d’accueil.
  • Plus de 20 partenaires et plus de 150 structures d’accueil impliqués dans 12 pays d’Europe. Des formations relatives à la mobilité individuelle des élèves Coménius Depuis 2010, plus de 42 sessions de formation au départ et à l’accueil d’enseignants et d’élèves dans un pays d’Europe.
  • 4 Associations territoriales (Ceméa Aquitaine, Centre, Pays de la Loire, Rhône-Alpes) co-organisatrices avec l’agence 2E2F et l’implication des DAREIC.
  • Plus de 200 enseignants français, autour de 400 élèves français et 400 élèves européens formés et préparés au départ et à l’accueil.

English version of this article here

Documents joints

SPIP | Site réalisé et hébergé par les CEMÉA Pays de la Loire | | Plan du site | Mentions légales | Suivre la vie du site RSS 2.0

CEMÉA Pays de la Loire - 102 rue Saint-Jacques 44200 Nantes

02 51 86 02 60 - accueil[a]cemea-pdll.org