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Édito

De la réforme des collectivités

L’avalanche de réformes initiées par le gouvernement (réforme des collectivités, Révision Générale des Politiques Publiques, réforme de la fiscalité locale, etc.) rend difficile l’appropriation des enjeux par le plus grand nombre. A côté de la crise et de l’avenir de la fédération française de football, ces réformes passent comme anecdotiques.
Et pourtant, les décisions qui en découleront auront des conséquences pour chacun de nous au quotidien. Ce que l’on peut dores et déjà repéré :

  • cette réforme va être un prétexte pour renforcer (voir démultiplier) les diminutions de l’action publique en matière d’enfance, de jeunesse, de culture, de soutien à la vie associative…
  • centraliser, ou re-centraliser l’Etat (avec à la fois la suppression de la compétence globale de certaines collectivités et en supprimant les capacités fiscales autonomes des collectivités. Les collectivités vont dépendre à plus de 80% des financements directs de l’Etat et donc beaucoup plus dépendants.

A la politique de rigueur

On ne veut pas dire le mot. Il est tabou. Il est donc interdire de dire « rigueur », « austérité »... Et pourtant les faits sont bien là.
Le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite commence à faire sentir son effet. Et c’est bien le service public, et plus particulièrement la qualité de celui-ci qui est questionné.
Au niveau de l’Education Nationale, on peut déjà repérer :

  • des remplacements difficiles à mettre en oeuvre pour les enseignants malades
  • moins d’infirmiers et d’assistants socials
  • des classes surchargées...

Au niveau de la JS, nous avons des transferts de travail qui ne sont bien évidement pas financés :

  • La téléprocédure (il est logique que les inscriptions BAFA se numérisent) est dans la mise en oeuvre une surcharge de travail importante pour les organismes de formation et qui arrive au moment où les moyens humains des services BAFA des DRJSCS et des DDCS s’amenuisent. LA surcharge de travail devra malheuresement est pris en charge soit par une tension plus importante de travail au sein des organismes soit par les stagiaires (coût de la formation)
  • La réforme des formations animation professionnelle initiée en 2003 (avec le passage du BEATEP au BPJEPS) a été l’occasion de rationaliser un diplôme a été aussi l’occasion de transférer des charges qui incombaient à l’Etat aux organismes de formation qui a leur tour sont obligé de l’impacter sur les stagiaires...

Ces exemples sont sans compter une baisse régulière (de 5à 12% tous les ansà des subventions depuis quelques années...

Résister, mobiliser et construire : le congrès national des CEMEA en Août 2010 à Aix en Provence

Dans cet environnement délétère beaucoup de citoyens se sentent perdus, abattus, sans boussole, poussés au repli sur soi et au pessimisme. Une autre attitude peut être de « se retirer sur son Aventin » d’analyste ironique et désabusé de la désagrégation de notre société. Ces attitudes ne peuvent pas être les nôtres.

Pour un mouvement d’éducation nouvelle comme les CEMéA avec son histoire, ses valeurs et sa volonté d’agir les seules réponses possibles sont la mobilisation pour un développement militant, l’ouverture de notre porte au plus grand nombre, l’affirmation de la justesse de nos valeurs, de nos idées, de nos pratiques pédagogiques.

Les seules réponses possibles résident dans l’invention de solutions concrètes et innovantes pour les personnes et les groupes de tous nos champs d’action ; c’est aussi la recherche de nouveaux publics dans l’éducation formelle et non formelle, dans l’éducation artistique et culturelle, dans le soin aux personnes fragiles, dans la solidarité internationale.
Les seules réponses possibles ce sont nos capacités d’actions collectives avec d’autres et notre capacité d’être encore porteurs au quotidien d’utopies nouvelles et transformatrices de notre société.
C’est, dans ce contexte, avec ces objectifs et ses volontés d’engagement et de marche en avant qu’il nous faut continuer le travail de préparation du congrès à travers les différentes questions qui sont au cœur de nos réflexions.

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