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Edito : Des vacances, pas pour tout le monde !

Des vacances, pas pour tout le monde !

Une rentrée avec une actualité importante

Une news-letter cette semaine, mais une autre dès le 1er septembre... Une actualité chargée avec des projets ambitieux autour de la Palestine, un table ronde autour des politiques jeunesses en relation avec le livre vert, des politiques d’accompagnement culturelle (avec une nouvelle manifestation autour du livre, des mots à Nantes : Nantes Passage de Livres, avec les retours de l’édition 2009 du festival d’Avignon), le lancement d’information sur de nouvelles formations (DEJEPS et BPJEPS), d’un catalogue FPC, retour sur les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, le nouveau « Animacteur » avec un dossier spécial sur le handicap...

Donc deux new letters en deux semaines : 17 août et le 1er septembre ; après près de deux mois d’absence...

Les vacances, un droit !

A longueur de magazines, à longueur d’images, de slogans publicitaires, de reportages, de plongées documentaires profondes au coeur des sociétés, des lieux, des cultures on nous vante le loisir, le voyage, la découverte du monde... Mais pour qui ?

La situation est toujours aussi inacceptable, dans une société moderne comme la notre. Cette société des loisirs disait-on même où l’importance des temps libérés ne se trouve plus déqualifiée que par l’hymne au sacrifice du travail et la dénonciation de la soi disante oisiveté par les gouvernements de droite qui se sont succédés.

Partir en vacances est un droit. C’est un droit arraché de haute lutte, il serait dommage de l’oublier. Comme il serait dommage d’oublier par qui cette lutte a été menée, et quand elle a été menée. Etre et partir en vacances sont un besoin également. Or tout le monde n’y a pas accès, tous les enfants et les jeunes n’ont pas la possibilité de l’exercer : c’est un fait. Mieux encore, dans le contexte et les enjeux sociétaux actuels, il semble bien dérisoire aux yeux de beaucoup de politiciens et de citoyens.

Alors une fois de plus, il faut redire quelques vérités. La crise touche plus les classes sociales les plus démunies, les plus défavorisées. La dimension économique est centrale dans le non départ en vacances. Mais elle n’est pas la seule. Le sentiment d’exclusion, et trop souvent la réalité d’exclusion de la vie sociale et de ses rites, le travail, les loisirs, les vacances, les activités socialement reconnues et valorisantes sont bien réels. Ils sont le lot quotidien de beaucoup de familles en grande difficulté, de familles de classes moyennes qui n’ont pas accès aux aides.

Ce sont ainsi plus de trois millions d’enfants et de jeunes qui ne partent pas en vacances. Pourtant partir en vacances, et en séjour de vacances collectives, c’est en effet pouvoir sortir de son cadre de vie quotidienne, dans ses différentes composantes, sociales, culturelles, éducatives, relationnelles, architecturales et environnementales. C’est découvrir d’autres repères.

Partir dans des situations de vacances collectives (camps, centre de vacances) c’est aussi un éloignement avec les adultes de son quotidien, parents, enseignants, animateurs du quartier, permet à l’enfant, dans une continuité éducative, de quitter un rôle, un personnage dans lequel il est souvent enfermé .C’est la possibilité d’être dans une reconnaissance sociale différente. Cette situation particulière lui donne la possibilité de jouer sur une autre scène, avec d’autres partenaires, sans à priori sur les personnes. La séparation contribue ici à l’accès à l’autonomie et à son apprentissage pour chacun. Le départ en vacances, hors du cadre de vie habituel, permet le pas de coté, la mise à distance avec le quotidien.

Partir en vacances, c’est passer de l’ici à l’ailleurs. C’est aussi découvrir le ici de l’autre. C’est avoir la possibilité de modifier son rapport aux autres, son rapport au monde. La confrontation avec un environnement différent de celui du quotidien donne des moyens d’agir et de se situer dans son environnement habituel. La confrontation avec des environnements naturels différents, au-delà de la découverte de milieux spécifiques permet de resituer son milieu de vie quotidien, urbain pour la plus grande majorité des personnes, dans un contexte plus large et plus complexe.

C’est l’occasion de se construire une compétence d’ouverture aux autres, aux autres cultures, aux autres modes de vie, aux autres environnements et aux autres langues. Cette capacité d’adaptation, ce rapport au monde sont aujourd’hui un des éléments indispensables d’insertion et d’action dans le monde moderne actuel.

Les séjours de vacances collectives permettent ces situations, dans une expérience de vie collective enrichissante et éducative. Voilà autant de raisons pour revendiquer l’accès aux vacances pour tous les enfants et les jeunes. C’est pourquoi les CEMEA soutiennent et participent à toutes les initiatives collectives qui tendent à défendre ce droit...

Une actualité chargée

A travers cette news letters du 17 Août 2009, nous annonçons des dossiers importants et d’actualité : un article sur la Palestine avec entre autres une mission pour les élus et responsable enfance jeunesse (associatif ou de collectivité) pour le mois de Novembre (du 9 au 15 Novembre) un article sur la table ronde du 15 Août en Vendée autour des politiques jeunesses, en relation avec le livre vert avec entre autres Joëlle Bordet et Jacques Auxiette une information autour des nouvelles formations animation professionnelle

En attendant de nouvelles informations dès le 1er septembre.

CEMEA Pays de la Loire

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