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En politique, une absurdité n’est pas un obstacle » (Bonaparte)

Il est loin d’être sûr que l’on puisse classer Bonaparte parmi les penseurs intéressants, peut être même tout simplement parmi les penseurs. Par contre l’absurdité fait bien parti de notre actualité.

Nous avons d’un coté un ministre, Darcos qui n’arrête pas les provocations, qui tire sur tout ce qui bouge. Une des ces dernières attaques concernent la Petite Enfance et l’école maternelle : "Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches " (Darcos, 2008) « Est-il logique que la personne de maternelle ait le même parcours de formation que l’enseignant de CM2 ? » (Darcos, 2008) De quoi laisser songeur l’ensemble des enseignants de la maternelle et l’ensemble des professionnels de la petite enfance...

De l’autre côté on a un président qui est un bon comédien. Quand on regarde de plus près l’intervention de N. Sarkosy le 24 juillet au centre Marceau (FAL) on pourrait presque signer une partie importante de celle-ci

De son intervention on peut retenir quelques propos :

  • « Je veux exprimer mon attachement au monde associatif »
  • « Je souhaite témoigner de l’importance de l’éducation populaire »
  • « Je suis le 1er président de la République à vous rendre visite »
  • « Je crois à l’éducation populaire ! »
  • « Je veux vous remercier pour le travail remarquable que vous faites »
  • « Le centre de vacances est le résultat d’un travail remarquable, une chance de partir ; de rencontrer d’autres, de se redécouvrir soi-même, de s’insérer de vivre comme dans une république miniature. Vous les traitez en citoyens en devenir..., le maître mot peut être c’est une chance c’est leur donner les moyens d’être ’autonome, de faire par eux mêmes.... Nous avons besoin de vous... »

Nous vivons dans une société du spectacle. Spectacle qui nous conduit à l’absurde au risque de remettre en cause la vie de plusieurs associations reconnues d’utilité publique, au risque de remettre en cause des acquis qu’aucun gouvernement (de gauche ou de droite) n’avait remis en cause depuis 1945...

Chaque journée amène son lot ... Les dernières informations arrivent directement du ministère. On nous annonce la fermeture de l’INJEP (Institut National Jeunesse Education Populaire), de près de 11 CREPS (Centre régionaux éducation populaire et sports), la suppression des DDJS (direction départementale jeunesse et sports) en 2010, le rattachement des DRJS à une DRJSCS, le CS voulant dire Cohésion Sociale... On a tout dit. On garde le sport et de préférence le sport de haut niveau et la jeunesse, on la rattache à des objectifs de cohésion sociale.
Nos actions pour la jeunesse ne doivent pas se centrer sur des questions exclusives et attachées à l’urgence sociale, à la régulation sociale. De plus le terme de cohésion est effectivement clair : il convient de travailler à ce que la jeunesse soit conciliante mais si elle est exclue, angoissée...

Nos résistances doivent se multiplier :

  • maintenir le cap et la mise en oeuvre de notre projet associatif
  • construire des résistances
  • participer à des actions collectives, inter-associatives ou avec certaines collectivités territoriales.

Pour les manifestations qui arrivent, nous pouvons citer les deux temps nationaux : le 17 et 29 janvier : occasion d’amplifier la contestation contre cette politique de casse et de faire connaître nos situations.

Régis Balry

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