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Journée de rencontre : François TOSQUELLES et la décence ordinaire

Samedi 20 octobre 2012, à Nantes

François TOSQUELLES et la décence ordinaire

« Ça bouge en moi, comme je voudrais que ne devienne jamais lettre morte, enseveli sous le poids de l’érudition savante, ce que j’essaie de dire. Je voudrais donner de véritables lettres de noblesse à l’approche naïve et populaire de la folie, un peu comme est populaire la visite au cimetière ».

Illustration de la décence ordinaire, dignité de tout un chacun, cette phrase de François Tosquelles, comme un véritable Continuo Ostinato, joue des accords fondamentaux de l’humanisation du parlêtre, et porte la marque de celui qui creusa le sillon de la modernité psychiatrique du XXe siècle. Mais il est impossible d’évoquer la silhouette de celui qui se disait psychiste, sans la complicité cocréatrice de Jean Oury et la constellation de ceux qui, comme Roger Gentis, participèrent à la naissance, à Saint-Alban, du mouvement de psychothérapie institutionnelle.
Est-ce l’effet du voisinage de Georges Orwell dans les rangs du P.O.U.M., en Catalogne, pendant la guerre d’Espagne ? Un fil rouge relie leurs écrits : « Le dernier homme en Europe », et « Le vécu de la fin du monde dans la folie », rappelant que leur engagement au cœur de la précarité s’est forgé dans la lutte quotidienne contre toutes les ségrégations, toutes les aliénations, qu’elles soient psychiques ou sociales.
La trace que François Tosquelles laisse ainsi aux jeunes générations est celle d’une parole vraie, fruit d’une interrogation permanente de notre propre rapport à la folie.
Qu’en avons-nous fait aujourd’hui ?

L’association Continuo Ostinato (éthique de la parole et clinique institutionnelle) qui s’est donné la transmission pour objectif, propose au cours d’une journée de rencontre : « François Tosquelles et la décence ordinaire », d’évoquer et de partager, avec les témoins des origines, sa pratique concrète des « petits riens quotidiens », mais aussi de reconnaître la rigueur de sa pensée et de son engagement politique et culturel dans le soutien des conditions fondamentales d’exercice de la parole aux prises avec un savoir qui ne se sait pas.
Car l’impératif de transmission exige, aujourd’hui plus que jamais, un engagement à tenir, soutenant l’accueil de la fragilité du parlêtre dans le hamac des mots.
Il y a urgence à faire place à ceux qui continuent d’attester que : « Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme même qui disparaît ».

Déroulement de la journée
8h45 Accueil des participants
9 h 30 Animation de la journée
Françoise RAUX-FILIO
Gilles COURANT
Ouverture
Guy-Arthur ROUSSEAU
9 h 45 « Reconnaissance de la valeur humaine de la folie »
Jean OURY - Jacques TOSQUELLAS
Fernando VICENTE - Pierre DELION (sous réserve) - Juliette PLANCKAERT (entretien avec Roger GENTIS)
Animation : Xavier MOYA-PLANA
Echange
11 h 30 La pratique institutionnelle aujourd’hui
Joseph MORNET / Débat
12 h 45 Pause - Déjeuner
14 h 30 Les questions posées à l’analyse institutionnelle aujourd’hui
Michel LECARPENTIER / Débat
15 h 30 Autres Rencontres
Témoignages de
Jacques VALLET – Elsie LE COGUIC
Marie-Christine HIEBEL
16 h 30 La transmission dans le hamac des mots
Jean OURY - Jacques TOSQUELLAS Fernando VICENTE

Ponctuation au cours de la journée de lectures de témoignages
Avec la participation de Jean-Pierre NUAUD et de Cécile NIVET pour « Création et Folie »

Le plan d’accès ainsi que le bulletin d’inscription sont en pièce jointe.

Intervenant·e·s :

  • Pierre DELION, pédopsychiatre, chef de service, Lille.
  • Roger GENTIS, psychiatre, psychanalyste, Orléans.
  • Marie-Christine HIEBEL, directeur référent du pôle psychiatrie, Tours.
  • Michel LECARPENTIER, psychiatre, Clinique de La Borde.
  • Elsie LE COGUIC, doctorante en Histoire de l’Art, Paris.
  • Joseph MORNET, psychologue, psychothérapeute, Montpellier, SaintMartin de Vignogoul.
  • Xavier MOYA-PLANA, psychanalyste, directeur d’un hôpital de jour, Paris.
  • Jean OURY, psychiatre, Clinique de La Borde qu’il a fondée en 1953.
  • Juliette PLANCKAERT, psychanalyste, haptothérapeute, Orléans.
  • Jacques TOSQUELLAS, psychiatre, Marseille.
  • Jacques VALLET, écrivain, fondateur de la revue Le Fou Parle, Paris.
  • Fernando VICENTE, psychologue, psychanalyste, Barcelone.



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