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POUR UNE JUSTE RECONNAISSANCE DE L’EDUCATION NON FORMELLE PAR LES ETATS EUROPEENS ET PAR LE FUTUR PROGRAMME « ERASMUS POUR TOUS »

DÉCLARATION AG EAICY MAI 2012

POUR UNE JUSTE RECONNAISSANCE DE L’EDUCATION NON FORMELLE PAR LES ETATS EUROPEENS ET PAR LE FUTUR PROGRAMME « ERASMUS POUR TOUS »

L’éducation non formelle et les compétences qu’elle apporte sont incontournables pour que les enfants et les jeunes puissent faire face aux évolutions de nos sociétés en terme d’adaptation, d’intégration mais aussi en terme d’analyse, d’esprit critique, de citoyenneté pleine et entière.
Cette importance de l’éducation non formelle est reconnue dans les discours par la plupart des pouvoirs publics, par la plupart des états, par l’Europe. Et nos organisations, nos associations qui mettent en œuvre des activités dans le cadre de l’ ENF sont innovantes, inventives, capables d’adaptation et d’évolution pour répondre aux besoins des enfants et des jeunes comme nous l’avons démontré depuis vingt ans.

Mais dans la réalités cette importance ne se traduit pas en soutien, reconnaissance, programmes dans la plupart de nos états.
L’éducation non formelle, les activités éducatives et culturelles extra scolaires semblent être encore soutenues et reconnues dans la plupart des pays d’Europe orientale.
Ce n’est pas le cas en Europe occidentale ou les inégalités d’accès à ces activités sont très importantes privant donc beaucoup d’enfants et de jeunes de leur bienfait. Dans le même sens les organisations, très souvent des associations, qui les portent sont de moins en moins soutenues.
En Europe centrale il semble aussi qu’il y ai une tentation de retrait des pouvoirs locaux, régionaux et nationaux vis à vis de ces activités comme des organisations qui les mettent en oœuvre.

L’ Europe qui n’avait, à travers le programme « Jeunesses en action » et le fond européen de la jeunesse que peu de moyens pour soutenir ce type d’activités éducatives risque d’en avoir encore moins à l’occasion de la mise en place du nouveau programme ERASMUS PLUS qui va regrouper tout les programmes d’éducation y compris le programme « Jeunesses en action ».
Le programme « Jeunesses en action » et plus généralement les activités d’éducation non formelle risquent fort d’être sacrifiées.
La tentation est grande dans le cadre des politiques de rigueur actuelles de faire des économies d’échelle même si cela fragilise l’avenir des générations futures. Le nouveau programme, si une action forte n’est pas menée risque fort de privilégier les seules actions d’éducation formelle, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’insertion des publics en difficultés et d’abandonner ou de réduire beaucoup les actions socio-éducatives et socio-culturelles à caractère transversale et plus généraliste qui sont la caractéristique des activités d’éducation non formelle.
Cela accentuera une politique à courte vue qui ne vise qu’a l’adaptation des jeunes au marché du travail et pas du tout à leur éducation globale et à leur émancipation en tant que citoyen conscient et engagé.

Nous portons ces analyses et ces positions au nom d’EAICY en direction des états européens, de la commission européenne et du forum jeunesse et nous souhaitons aussi les faire porter par la plateforme « Education » qu’est EUCIS LLL dont nous sommes membre.
Il se joue la une étape importante pour l’avenir des activités que nous mettons en œuvre, pour l’éducation de l’enfance et de la jeunesse et pour que l’Europe conserve une ambition d’éducation globale qui un des éléments fondamentaux d’un intégration européenne qui ne se fera pas seulement par les marchés, les banques et la rigueur budgétaire.

AG EAICY
PRAGUE 26 Mai 2012

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